
Mise à jour Septembre 2007
Pathologies secondaires au travail mécanique du bois
Le travail du bois, bien que considéré comme un matériau noble, peut présenter des risques pour la santé.
La présence de ces risques peut varier en fonction du travail réalisé sur le bois, mais d'une façon globale, les risques pour la santé potentiellement présents dans cette activité sont :
Afin de pouvoir porter réparation certains troubles peuvent être reconnus en maladies professionnelles.
Pour accéder à la liste des tableaux de maladies professionnelles (site INRS).
Pour accéder au Guide d'accès aux tableaux du régime général et du régime agricole http://www.inrs.fr/mp/index.html
Les travaux exposants à l'inhalation des poussières de bois sont considérés comme exposant à un risque cancérogène.
Ces affections se voient essentiellement chez les sujets exposés aux poussières de bois.
En dehors des métiers du travail de bois, ce cancer est rarissime, en pathologie professionnelle.
Les agents causals
Les types de cancers
Adénocarcinome de l'ethmoïde, ou des sinus de la face
Les symptômes
Symptômes surtout unilatéraux
Symptômes moins fréquents : céphalées, algies faciales, éternuements, polypes.
Le délai d'apparition entre ces signes et le diagnostic est de 2 mois à 3 ans, en moyenne 16 mois.
Le Diagnostic
Le diagnostic est confirmé par :
La réparation
Elle est assurée par le tableau 47 des maladies professionnelles.
Au départ, circulaire du ministère du travail du 19 juillet 1982 relative aux valeurs admises pour les concentrations de certaines substances dangereuses dans l'atmosphère des lieux de travail.
VME = Valeur moyenne sur une journée de travail de 8 heures.
La réglementation fixe à 1mg/m3 la valeur limite d'exposition aux poussières de bois. Cette valeur est calculée sur une durée moyenne d'exposition de 8 heures (R.231-58).
L'employeur doit procéder à une vérification régulière, au minimum une fois par an.
En cas de dépassement constaté, il doit procéder à un deuxième contrôle. Si le dépassement est confirmé, le travail doit cesser aux postes concernés jusqu'à la mise en oeuvre de mesures appropriées propres à remédier à la situation (R.231-56-4-1)
L'employeur tient une liste à jour des salariés exposés à l'inhalation des poussières de bois. Cette liste est tenue à la disposition du CHSCT ou, à défaut, des délégués du personnel (R.231-56-10 II)
L'employeur établit une fiche d'exposition pour chaque travailleur concerné. Un double de cette fiche est transmis au médecin du travail (R.231-56-10 III)
Attestation d'exposition
Une attestation d'exposition aux agents cancérogènes est remplie par l'employeur et le médecin du travail et remise au travailleur lors de son départ de l'entreprise (R.231-56-11 V)
Pour les salariés retraités ayant été exposés aux poussières de bois :
Usinage de panneaux de MDF dans les menuiseries
Les colles

Les produits de traitement des bois

Les peintures et vernis

Les cires et patines

Les types d'allergènes et d'irritants
La manipulation de bois non débarrassés de leur écorce expose aux allergies dues au Frullania. Les lactones sesquiterpéniques du Frullania sont des allergènes et irritants. Le Frullania est présent sur les arbres à écorce lisse : peuplier, chêne, acacia et sur les roches.
La colophane et ses dérivés, essence de térébenthine (germes et bourgeon du pin)
L'acide usnique, l'atranonine , l'acide évernique de lichens (ex.parmilelia) avec la possibilité de photosensibilisation
Les allergènes des bois tropicaux et des bois des pays nordiques pour les employés des scieries
Les risques
Personnel exposés
Modalités d'exposition
Les dermites eczématiformes, conjonctivites
Dans les ateliers de menuiseries, on peut voir des eczémas allergiques dus aux :
Le lindane, qui est un xyloprotecteur peut être à l'origine d'allergies cutanées, et de leuco-neutropénie.
Les allergies respiratoires
Rhinite ou asthme
Les allergies respiratoires se manifestant sous forme de rhinite ou d'asthme sont dues :
Conjonctivite allergique
Les allergies respiratoires peuvent aussi parfois se manifester sous forme de conjonctivites allergiques
Bronchopathies
Les poussières de bois sont irritantes pour le tractus respiratoire (tanins, quinones, alcaloïdes, spominies, tropolones) et peuvent provoquer des bronchopaties chroniques.
Alvéolites allergiques, fibroses pulmonaires
Des alvéolites allergiques extrinsèques (type III) sont liées ça l'inhalation de bois, des fibroses pulmonaires peuvent apparaître ensuite
Les agents causals
Les produits de protection des bois peuvent être nocifs par pénétration respiratoire, digestive ou cutanée. C'est le cas en particulier des xyloprotecteurs à base de Lindane et de pentachlorophénol.
Les symptômes
Il peut se manifester en cas de contact avec des xyloprotecteurs.
La silicose
Il existe une possibilité d'apparition de silicose chez les ouvriers travaillant des bois exotiques comme le Movingui dont les poussières peuvent contenir jusqu'à 2 % de silice.
A ceci s'ajoutent les travaux de ponçage de bois et d'affûtage des outils.
La manutention manuelle des charges est une contrainte physique fréquente : elle touche près de 4 salariés et 6 ouvriers sur 10.
La manutention manuelle de charges est la contrainte physique première source des accidents de travail.
Cependant, pour les 2/3 des salariés exposés, il s'agit seulement d'une tâche occasionnelle.
Le risque d'accident dû à la manutention manuelle concerne principalement le manutentionnaire occasionnel parce qu'il n'est pas formé aux bonnes postures pour soulever, porter ou déplacer ou simplement parce qu'il n'a pas l'entraînement physique nécessaire. Il est donc plus vulnérable vis-à-vis de l'accident que celui dont c'est l'activité habituelle.
La manutention de charges lourdes a aussi un effet biomécanique sur l'organisme (lombalgies - cervicalgies - lumbagos - sciatiques - hernies discales) qui s'ajoute alors au risque d'accident.
Cette pathologie est liée à de mauvais gestes et postures et surtout à l'absence de moyens de manutention.
Les contraintes de temps et le manque d'autonomie dans l'exécution des tâches peuvent aggraver ces pathologies.
L'enquête ESTEV a montré que les douleurs lombaires étaient plus répandues chez les salariés qui ne peuvent choisir leur façon de procéder pour porter des charges lourdes.
Il faut donc prévoir impérativement avant le type de tâche à exécuter, tout moyen d'aide à la manutention tels que :
Depuis le 15 Février 1999 les affections chroniques du rachis lombaire avec complications radiculaires (sciatique ou cruralgie) sont inscrites aux tableaux des maladies professionnelles,
Leur délai de prise en charge est le même : 6 mois.
Leur durée d'exposition est la même : 5 ans.
La liste des travaux est limitative dans les 2 cas.
En dehors
Les cas de lombalgies particulièrement invalidantes (douleur importante et chronique, " instabilité " vertébrale) sans atteinte radiculaire mais pour lesquels l'incapacité permanente partielle atteint 25 % peuvent être soumis au comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles.
Pour les travaux qui ne figureraient pas dans les listes limitatives, la demande de reconnaissance peut être également soumise à ce comité.
( alinéa 3 de l'article L 461-1 du Code de la Sécurité Sociale).
Les tableaux ne donnent pas de valeur seuil ni pour l'exposition aux vibrations du corps entier, ni pour la manutention.
Une quantification précise des expositions n'a pas été jugée nécessaire car la liste des engins listés dans le tableau n° 97 et les travaux visés au tableau n° 98 exposent les salariés à des contraintes supérieures aux valeurs normalisées.
Les troubles musculosquelettiques sont des maladies de l'appareil locomoteur.
Les troubles musculosquelettiques du membre supérieur sont les plus fréquents. Ils sont douloureux, débutent parfois par une gêne fonctionnelle pouvant parfois devenir invalidante aussi bien dans les activités professionnelles que privées.
Ils concernent le cou, l'épaule, le coude, le poignet, la main.
Parmi les plus fréquents citons :
Les facteurs de risques professionnels
Les facteurs extraprofessionnels
Ils sont de 2 types
Un temps de récupération insuffisant augmente l'effet des facteurs biomécaniques.
Ils vont entraîner un stress qui augmentera le niveau de sollicitation biomécanique selon des modalités qui demeurent encore mal connues.
Ils sont en relation avec des antécédents médicaux dus à des pratiques sportives ou des loisirs.
Les troubles musculosquelettiques du membre supérieur sont le résultat d'un déséquilibre entre les sollicitations biomécaniques et les capacités fonctionnelles de l'opérateur.
Lorsque ces sollicitations sont supérieures aux capacités fonctionnelles, il y a une forte probabilité de survenue d'un TMS dont la nature dépendra du type de geste.
La prévention passe d'abord par une phase de dépistage qui conduit souvent à une phase d'intervention respectant les principes de l'ergonomie,
Il représente près des 2/3 des MPI.
Les syndromes digitaux des vibrations se traduisent par un phénomène de Raynaud, localisé aux doigts en contact direct et prolongé avec les machines à bois vibrantes. Ces syncopes digitovibratoires sont majorées et favorisées par le froid.
Les lésions potentielles sont :
Le bruit dû aux machines à bois est à l'origine de surdité professionnelle et sa nocivité est renforcée par le fait qu'il s'agit essentiellement de sons très aigus traumatisants pour l'oreille.
R. Nakache- D. Quinton Mirt - DRTEFP RA

